AIDA, c'est Attention, Intérêt, Désir, Action. Un framework de copywriting inventé à la fin du XIXe siècle par un publicitaire américain. Un siècle plus tard, il reste la base de tout bon texte de vente. Mais il faut l'adapter au web d'aujourd'hui.

Pourquoi AIDA marche encore

AIDA fonctionne parce qu'il suit le processus psychologique naturel de décision. Un visiteur ne passe pas directement de "je ne vous connais pas" à "je veux acheter". Il traverse des étapes. AIDA les cartographie.

Ce qui change avec le web, c'est la vitesse. Un lecteur de publicité dans un magazine des années 1900 avait le temps. Un visiteur web, lui, décide en quelques secondes s'il reste ou s'il repart.

A · Attention : les 3 premières secondes

Sur une page web, l'attention se capte dans le titre et le sous-titre du hero. Vous avez une seule chance. Le titre doit être suffisamment spécifique pour que votre cible se reconnaisse, et suffisamment surprenant pour que le visiteur veuille lire la suite.

Ce qui marche : identifier un problème précis, promettre un résultat concret, ou poser une question rhétorique qui force la réflexion.

"Un bon titre n'essaie pas de plaire à tout le monde. Il parle directement à quelqu'un."

I · Intérêt : développer sans noyer

Une fois que l'attention est captée, il faut maintenir l'intérêt. Sur le web, ça veut dire une hiérarchie visuelle claire, des paragraphes courts, des listes, des intertitres. Pas de murs de texte.

Le contenu d'intérêt répond à la question : "Comment est-ce que ça marche ?" Il peut s'agir de votre process, de vos méthodes, de ce qui vous différencie. L'objectif n'est pas encore de vendre, c'est d'expliquer.

D · Désir : faire rêver avec du concret

Le désir naît quand le visiteur se projette. Il ne pense plus à votre produit, il pense à ce que sa vie sera avec votre produit. C'est ici qu'interviennent les preuves sociales, les études de cas, les before/after.

  • Témoignages spécifiques avec des résultats chiffrés
  • Cas clients avec contexte et résultats
  • Chiffres qui parlent : "+40% de trafic", "livré en 28 jours"
  • Visuels du résultat final, pas du process

A · Action : rendre le passage à l'acte évident

L'erreur classique à cette étape : un CTA générique et un formulaire long. Le visiteur qui a suivi tout le chemin est chaud. Il ne faut pas le refroidir avec une friction inutile.

Un seul CTA principal. Un texte de bouton qui dit ce que le visiteur va recevoir ("Réserver mon appel gratuit", pas "Envoyer"). Une micro-copie qui lève les dernières objections. Et c'est tout.

AIDA en 2024 : ce qui change

Ce qui change avec le web moderne, c'est que ces quatre étapes ne sont plus forcément linéaires. Un visiteur peut arriver sur votre page en plein milieu du D (il a vu un témoignage sur LinkedIn). Votre page doit fonctionner quelle que soit l'entrée.

C'est pourquoi on recommande de placer des CTAs à plusieurs endroits de la page, de répéter la proposition de valeur à des moments clés, et de s'assurer que chaque section peut se lire de manière autonome.

AIDA est un guide, pas une recette. Adaptez-le à votre audience, à votre ton, à votre produit. Mais gardez la logique.